Noël en Russie

Attendu par plus de 100 millions de fidèles, le Noël orthodoxe est fêté les 6 et 7 janvier, selon le calendrier Julien conservé par le clergé russe, soit avec un décalage de 13 jours avec notre calendrier grégorien.

Cette fête, interdite pendant toute la période soviétique a, tout comme l’orthodoxie, retrouvé sa place centrale en Russie. Noël reste, à ce jour, une fête purement religieuse pour les Russes. Ainsi, le 6 janvier, les croyants se rendent dans les nombreuses églises et monastères pour suivre de grandes messes célébrées tout au long de la nuit – Vigiles nocturnes – afin d’assister à la joie de la naissance du Christ.

La grande messe de Noël est célébrée par le patriarche dans la cathédrale de Christ Sauveur de Moscou . Cette fête, qui respecte donc l’unique caractère religieux, n’est pas symbolisée par le Père Noël et les cadeaux. Cette cérémonie religieuse met fin à 40 jours de carême, C’est en effet le 31 décembre que les familles réunies et, surtout les enfants, attendent leurs cadeaux, apportés par Дед Мороз, grand-père du Froid – qui, accompagné de sa fille, Snegurochka – снегурочка – la fée des neiges au cheveux blonds tressés et ornés d’un diadème décoré de pierres appelé « kokochnik ». Ils font leur tournée dans un traîneau tiré par trois chevaux, la troïka.

La table de Noël Traditionnellement recouverte d’une nappe blanche et de foin, en référence à la crèche où Jésus est né, la table est somptueuse. Douze plats sont servis le midi du 7 janvier, le reste de la journée étant consacré aux échanges des vœux de Noël. Seront servis, la sacro sainte salade Olivier, les piroguis au chou, à la viande, aux champignons … et aussi, la koutai, à base de blé cuit, de miel et de raisins… et la traditionnelle oie rôtie, farcie de choux ou le cochon de lait grillé dont l’origine remonte à l’époque pré- chrétienne.

On souhaite Noël en disant « le Christ est né », avec la réponse « il est né »